Désillusions
J'avais
confié le manuscrit d'un roman historique aux Éditions N°1 et je fus personnellement reçu
par X... un soir à
vingt heures. Il me couvrit d'éloges, il aimait ma manière d'écrire et se
félicitait que le lecteur de Stock ait pris l'initiative de déposer ce
manuscrit sur le bureau de N... ("zebigboss"), qui l'avait
fait redescendre vers lui. Les
Éditions N°1 n'avait pas de roman "Égypte", et non
seulement
elles voulaient le
mien, mais encore un second, de ma plume.
"10%
de droit d'auteurs, me dit X..., avec bien
sûr un à-valoir. A paraître dès l'an
prochain. Prenez mon numéro de portable mon cher... Pour ce
qui est du contrat, je ne l'ai
pas tiré car nous sommes en périodes de vacances mais n'ayez
aucune crainte, il vous parviendra par la poste...".
Seul
manquaient le verre de cognac et la cave à cigares...
J'attends
toujours ce contrat. J'eus
droit à quelques vagues explications au téléphone de X... : un autre
auteur plus
connu avait proposé une série déjà toute
prête... Quant
au roman, il est paru trois ans plus tard aux Éditions Edite, éditeur
dynamique mais lilliputien comparé aux Éditions
N°1.
J'avais pris contact avec 55 maisons d'éditions (oui 55 !)
Moralité :
en cas d'accord verbal, exigez un contrat manuscrit rédigé sur un coin
de
table, quitte à le compléter dans un deuxième temps.
Soyez
pugnace et persévérant. Le monde de l'édition est de plus en plus dur
avec les
années.
Philippe
Bornet |

Sultan
Bonaparte, Philippe Bornet, Éditions Edite
"Venise, 1797 : une femme jeune et belle remet une bague mystérieuse à
Marmont, aide de camp de Bonaparte. Tel est le début de ce roman à
suspens qui vous invite dans les coulisses de l'histoire..."
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