Tous les écrivains se font relire avant de confier leur manuscrit à
l'éditeur, et plutôt deux fois qu'une ! Le manuscrit parfait n'existe
pas ! Le
génie solitaire, qui sort des chefsd'œuvre à la chaîne de son
chapeau, est un mythe, du moins en littérature : il y a TOUJOURS
énormément de travail derrière chaque bon livre.
Un manuscrit considéré
comme
achevé n'est pas nécessairement prêt à être publié, loin s'en faut. Il
doit souvent être repris, remanié, retravaillé avant qu'un éditeur le
juge digne de son auguste intérêt.
L'auteur, surtout lorsqu'il n'est pas très expérimenté, n'est
pas le mieux placé pour juger de sa
qualité de son œuvre, et son entourage encore moins. Il lui faut un
regard extérieur, un lecteur objectif capable de l'alerter sur les
insuffisances de son manuscrit et lui éviter ainsi d'aller droit dans
le mur du refus !
2- Comprendre pourquoi un manuscrit a été refusé par un éditeur
Les éditeurs ne
justifient que très exceptionnellement leurs refus (voir Arrière-boutique),
et beaucoup de manuscrits sont rejetés simplement parce qu'ils ont
encore besoin d'être travaillés, peaufinés, lissés. Un bonne analyse
littéraire aidera l'auteur à comprendre pourquoi il n'a pas passé la
redoutable barrière des comités de lecture, en pointant
sévèrement les invraisemblances, les lourdeurs, les redondances, les
passages bâclés, mal écrits, mal pensés. Le conseil lui permettra de progresser,
d'améliorer son écriture, la construction de son livre, lui apprendra à
bâtir un
dialogue, une intrigue, des personnages, à éliminer le
superflu.
3-
Faire la part des choses entre son ambition et ses capacités
Le
doute fait partie intégrante du processus d'écriture. Qui ne s'est
jamais demandé, tandis qu'il avançait dans son ouvrage, s'il était
vraiment fait pour ça ? A-t-il l'étoffe d'un
écrivain ? Son
livre est-il aussi bon que ne le prétend l'entourage ?
Peut-il progresser, apprendre, évoluer dans son travail ? Un regard
extérieur et objectif, dénué d'à-priori, peut considérablement aider un
auteur à faire la part des choses entre son désir d'écriture et ses
réelles capacités, lui prodiguer des encouragements quand cela est
nécessaire, déceler les manques et les faiblesses sur lesquels il
doit encore travailler.