Comment écrire un bon dialogue

Le dialogue est un élément majeur du roman. Il apporte une respiration dans la narration, c'est une plage d'écriture moins dense très appréciée du lecteur. Il permet de distiller des informations difficiles à caser autrement, donne une voix aux personnages, les montre en action et en interaction, révèle les rapports qui existent entre eux. Incontournable dans toute fiction, à condition qu'il soit rédigé dans les règles.


1 - La mise en forme du dialogue

Le dialogue se distingue nettement des autres parties du roman par sa forme. Par convention, il se présente comme une succession de répliques, de phrases prononcées par deux, trois, voire plusieurs personnes, clairement séparées les unes des autres. Chaque réplique débute par un tiret, dit tiret cadratin, et s’achève sur un point (point simple, points de suspension, point d’exclamation, point d’interrogation) lorsque le personnage a fini de parler. On repart ensuite à la ligne et un nouveau tiret annonce la réponse de son interlocuteur. Et ainsi de suite.

Exemple de dialogue simple entre un chauffeur de taxi et son client :

Le taxi s’arrêta juste devant lui et il s’engouffra dedans.

­— Bonjour. Je vais à l’aéroport.

—Vous avez un itinéraire préféré ?

— Le plus court, je suis un peu pressé

— C'est qu'à cette heure, il y a des embouteillages partout.

— Faites au mieux.

— Ok.

L’édition utilise un tiret très particulier pour les dialogues, le tiret cadratin­­­ (—). Il n’existe pas sur les claviers d’ordinateur, et les auteurs se servent la plupart du temps du trait d’union simple pour scander les répliques de leurs dialogues (le trait d’union est juste sous le 6). Les puristes peuvent obtenir un tiret cadratin en appuyant simultanément sur les touches Ctrl+Alt+touche(-) du clavier numérique (clavier chiffres à droite). C’est assez vite lassant, et personne ne se formalisera si vous utilisez le trait d’union dans votre manuscrit. Enfin, il faut toujours laisser un espace après le tiret, et démarrer la réplique sur une majuscule.

Les guillemets :

Il y a encore peu l’usage était d’ouvrir et de refermer le dialogue avec des guillemets. Exemple :

Le taxi s’arrêta juste devant lui et il s’engouffra dedans.

­­­« Bonjour. Je vais à l’aéroport.

—Vous avez un itinéraire préféré ?

— Le plus court, je suis un peu pressé

— C’est qu’à cette heure, il y a des embouteillages partout…

— Faites au mieux.

— Ok. »

Cet usage a été abandonné par la plupart des éditeurs, au profit du tiret simple. Les guillemets sont un peu contraignants, parce qu’ils doivent s'ouvrir et se fermer à chaque fois que le personnage commence ou finit de parler. Si vous décidez d’insérer une phrase de description, d’action ou autre dans le dialogue, il ne faut pas les oublier. Exemple :

 Le taxi s’arrêta juste devant lui et il s’engouffra dedans.

­­­« Bonjour. Je vais à l’aéroport.

—Vous avez un itinéraire préféré ?

— Le plus court, je suis un peu pressé. »

Le chauffeur se gratta la tête, ennuyé.

« C’est qu’à cette heure, il y a des embouteillages partout…

— Faites au mieux.

— Ok. »


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